Design Graphisme
SMS Meeting
Une identité refaite du logo à la charte, et l’application entière dessinée sur Figma : campagnes SMS, crédits, abonnements et facturation, en thème clair comme en thème sombre.
- Client
- SMS Meeting
- Secteur
- Logiciel B2B, campagnes SMS
- Année
- 2024
SMS Meeting est une application professionnelle de campagnes SMS : envoi en masse, modèles de messages, contacts et groupes, statistiques d’envoi. Et toute la mécanique commerciale qui va avec — licences, crédits SMS, recharges, abonnements et facturation. En 2024, on a refait son identité et dessiné l’application entière sur Figma, à partir d’une page blanche.
Repartir du logo
Le logo d’origine empilait trois signes pour une seule idée : une enveloppe, une pastille verte marquée SMS, et un « Meeting » dans un bleu sans rapport avec le reste. À la taille où un logo vit réellement — un favicon, un en-tête d’application, une signature de mail — il n’en restait pas grand-chose.

Deux directions ont été explorées. La première garde un symbole : une cloche de notification fondue dans une bulle de conversation. Le rappel et le message dans un seul signe.



La seconde abandonne le pictogramme pour un lettrage, « SMS! », où le point d’exclamation fait le travail du signal. Elle a été poussée jusqu’au crayon avant d’être écartée.



C’est la cloche-bulle qui a été retenue, puis inclinée. Le logo et sa typographie penchent vers l’avant : le mouvement dit l’instantanéité du message. Le vert, lui, renvoie aux messageries que tout le monde a déjà dans la poche.

La charte graphique
Le logo est livré avec son mode d’emploi : quatre variantes — principale, verticale, symbole seul, et une déclinaison « API » —, la palette en HEX, RGB et CMYK, l’espace libre à respecter autour du signe, les usages interdits, et la typographie de la marque, Poppins en trois graisses.
Un client n’a pas son designer sous la main en permanence. La charte sert à ça : que le logo survive à tous ceux qui l’utiliseront sans nous.



Les maquettes de l’application
L’application a été dessinée écran par écran : tableau de bord, utilisateurs, groupes, contacts, licences, modèles de SMS, statistiques d’envoi, téléchargements. Et le morceau le plus délicat, l’espace commercial — abonnements, crédits SMS, recharge unique ou automatique, moyens de paiement, factures à venir et historique de facturation.
C’est la partie qu’on traite d’habitude en dernier, et mal. Un utilisateur qui ne comprend pas ce qu’il paie ne rachète pas de crédits : l’écran « Mon offre » a donc été traité comme une page produit, pas comme un formulaire. Chaque écran existe en thème clair et en thème sombre.


Et en version mobile, parce qu’on ne recharge pas ses crédits uniquement devant un ordinateur.

Un système derrière les écrans
Ce ne sont pas des images. Le fichier Figma est un système : 82 couleurs, 9 tailles, et 65 jetons qui font le lien entre les deux. Plus une bibliothèque de composants — cartes, champs, cases à cocher, et un jeu de boutons complet, décliné en primaire, secondaire, neutre, succès et danger, sur cinq tailles et trois dispositions d’icône.
Le thème sombre n’est pas un second fichier : c’est une deuxième valeur sur chaque jeton. Le même bouton change de couleur sans qu’on ait redessiné quoi que ce soit.
Pour l’équipe qui intègre, ça change tout. Les valeurs sont nommées, elles se transposent en variables CSS, et rien n’est laissé à l’interprétation.


Le résultat
Les maquettes ont été intégrées par un autre prestataire : on a livré la conception, pas le développement. L’application est en service aujourd’hui, et elle est fidèle aux écrans livrés — ce qui, pour un jeu de maquettes, est le seul résultat qui compte.